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LE DESSIN

LE DESSIN

Le dessin : une activité essentielle pour les enfants

Très tôt, les enfants dessinent sur différents supports et s'essaient à réaliser des tracés qui s'organiseront peu à peu dans un but intentionnel. A l'école, comme à la maison, le dessin permet de développer la sensibilité, l'imagination, la motricité et l'esprit créatif. 

Entre 12 et 18 mois le bébé est capable de tenir un crayon dans sa main. Dès lors, il va commencer à gribouiller sur les supports qui l'entourent. A partir de 2 ans, on peut commencer à réellement parler de dessins. Les tracés deviennent plus précis. Aux environs de l'âge de 4 ans, le dessin s'inscrit dans une intention. L'enfant va vouloir représenter des choses qu'il connait. De 5 à 9 ans l'enfant reproduit ce qu'il sait non ce qu'il voit, il multiplie les détails et les points de vue. A partir de 9 ans, il commence à tenir compte de l'effet de perspective. A partir de 12 - 13 ans la spontanéité créatrice est remplacée par un usage croissant de stéréotypes. L'enfant devient très critique vis à vis de ses dessins. 

Marie Hélène Popelard suggère d'essayer de conserver au maximum, et cela dès le plus jeune âge " cette innocence créative archaïque " que l'élève va perdre tout au long de sa scolarité primaire et que de nombreux artistes tentent de retrouver par la suite : " Picasso - comme Dubuffet- n'affirmait-il pas qu'il avait mis toute sa vie à dessiner comme un enfant ? 

Le dessin pour soulager

L'acte de dessiner est un processus cathartique naturel qui a un rôle thérapeutique. L'enfant peut à travers son dessin exprimer une colère, une angoisse. Il y a quelques temps, ma fille Romy faisait des cauchemars toutes les nuits. Ces phases d'angoisses nocturnes se sont déclenchées suite à l'enterrement de son arrière grand mère. Nous avions décidé mes soeurs et moi de faire participer les petits enfants et de leur faire vivre ce rite de passage comme un moment de réunion de famille, de rappel des bons moments, de partage "festif". Pourtant Romy gardait une angoisse difficilement exprimable voire cernable. Une séance chez une pschologue a pu mettre en lumière l'angoissse que nourrissait cette petite fille de 6 ans : en réalité elle se demandait comment était positionnée son arrière grand mère dans le cercueil ? Comment c'était à l'intérieur ?  "Comment elle est Mami dans le cercueil ?"  La psychologue lui a fait dessiner ce qu'elle avait en tête. Et à partir du moment où Romy a pu représenter ce qu'elle avait imaginé, mettre en image ce qui l'angoissait, les peurs ont été mises en lumière, elles ont pu dès lors être évoquées et traitées. Suite à cette séance, les cauchemars ont cessé car Romy avait visualisé son arrière grand dans le cercueil, mis des mots et des images sur sa peur. 

De façon plus courante,  quand il y a une grosse colère de la part d'un tout petit, on peut proposer à l'enfant de dessiner cette colère, la faire sortir de lui même. Puis en venir à la verbaliser pour l'aider à s'en extraire. 

Le dessin est un message et un autoportrait dans lequel apparaissent les préocupations présentes, l'histoire passée et le devenir de l'enfant. 

Favoriser l'activité, soutenir son développement 

- Les parents pourront créer un petit coin "activités artistiques" dans la chambre de l'enfant, dans lequel ils veilleront à ce que les éléments soient en ordre et à portée de mains.

- Lors de ces "temps artistiques" vous pourrez proposer à votre enfant d'expérimenter différents outils ( crayons, feutres, fusains, sanguines, craies, pastels, encres...) et des matériaux variés ( buvards, cartons, papier de format et couleurs divers...) afin de favoriser le dessin et l'expression graphique. Vous pouvez également lui proposer d'expérimenter les positions : dessiner debout avec un chevalet, assis ou avec les éléments de son corps : ses doigts ou ses pieds.  

- Vous pourrez commenter le dessin de votre enfant en l'incitant à enrichir son dessin : si ton animal avait un ami quel serait il ? Quel temps fait-il dans l'histoire de ton dessin ? Est-ce le printemps, l'été ? 

- Un dessin est un prétexte parfait pour developper une activité langagière. Demandez lui de décrire son dessin, d'imaginer une histore autour. N'hésitez pas à corriger votre enfant, lui faire utiliser, les bons mots, les nuances, la subtilité des couleurs ( rose, fushia...bleu pâle) 

- Pour les plus grands, le dessin peut se prolonger d'une activité d'écriture. Une aquarelle réalisée sur un joli carton devient une carte postale parfaite pour une grand mère, une amie, un parrain. On écrit un petit texte au brouillon que l'on corrige, puis recopie avec attention. 

Des idées d'activités

Des complexes, comme moi ? Vous ne savez pas trop dessiner ? Pourquoi ne pas se faire aider d'un ouvrage ? Je ne suis pas une grande dessinatrice, pourtant j'aime beaucoup cette activité. L'achat du livre " 20 Façons de tout dessiner" - mais il en existe d'autres- m'a permis de me lancer et de guider mon trait. Il m'aide également à accompagner mes enfants dans l'activité. 

Petits, mes enfants adoraient dessiner des arbres. Je leur faisais le tronc et les branches et avec leur doigts en fonction des saisons, ils réalisaient les feuilles, les fruits, les fleurs. De la même façon on peur les faire tracer des lignes horizontales et avec le bout du doigt déposer une touche de peinture. Avec un petit crayon noir on ajoutera des yeux  et avec un crayon orange un bec. Vous aurez alors de jolis oiseaux migrateurs prêts à partir pour les pays chauds. 

Pour les plus grands on peut travailler autour de la notion du monde, de sa diversité et des pays.  On commence par choisir un pays, puis on trouve le drapeau et les enfants le dessinent. Puis on cherche des images du pays, des photos de paysage, d'architecture, de la population, des animaux, de la faune. Une fois toutes ces images en tête, on laisse les enfants dessiner leur représentation du pays. 

Ce qui est intéressant c'est de mener cette activité sur sur plusieurs séances et de regrouper tous ces dessins dans un grand cahier. Les enfants auront ainsi un atlas personnel qu'ils pourront confronter dans le temps avec de vrais atlas mais également enrichir en fonction des rencontres, des évènements, des centres d'intérêt ou des voyages. 

Mettre en valeur

La mise en valeur, la reconnaissance du dessin de l'enfant est pour moi essentielle. Elle participe à donner le goût à cette activité.

Loin de moi l'idée de faire de votre salon une exposition permanente des oeuvres de vos petits génies, néanmoins il est important de mettre en valeur ou de garder une partie de ces dessins. Mettre en valeur c'est aussi soutenir l'effort de votre enfant, lui montrer que son investissement a un sens, qu'il peut en être fier. Vous pouvez prévoir dans sa chambre une série de petits cadres dans lesquels vous encadrerez régulièrement les oeuvres les plus abouties.  Vous pouvez regrouper les dessins dans un grand cahier ou une grande pochette pour y revenir régulièrement. Pensez à dater les productions, cela permet de voir l'évolution, du trait, l'habileté ou de relier les dessins à des évènements de la vie. 

A l'heure où il est plus facile d'ouvrir une tablette qu'un cahier de dessin, j'ai envie de vous convier à résister ...  Résister pour apprendre aux enfants qu'ils ne sont pas tout puissants, résister pour leur apprendre à ralentir, résister pour les accompagner dans la découverte, l'appentissage et la fierté d'avoir accompli quelque chose avec leurs mains. Allons, dessinons ...


Ce que l'on aime bien pour dessiner et peindre ... A retrouver sur le site

La jolie pochette et les 12 crayons FSC 

La boite d'aquarelle 

Rédigé le  26 mai 2019 9:55  -  Lien permanent

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